dimanche 4 janvier 2009

2009, Incertitude dites-vous??

Rien de plus entraînant que quelques mélodies fraîches et amusantes du dernier album de Thomas Fersen (Ndrl : Trois petits tours) tourné en boucle pour vous livrer mon premier post de ce début d’année. Tandis que certains se les pèlent à -10° degrés quelque part (ils se reconnaîtront ;-)), pour ma part, j’ai trouvé plus utile de puiser mon inspiration sous la chaleur pesante de ce début d’année incertain. Eh oui incertain, c’est le bien le terme qui définit le mieux les 365 jours à venir, ce n’est pas moi qui l’affirme, tout les analystes, économistes et autres observateurs avisés l’ont prédit en chœur comme si le monde ne vivait pas déjà suffisamment dans l’incertitude depuis un bon moment, et tout le monde l’a bien compris, nous allons (permettez moi l’expression) « en chier » en deux milles neuf!!!

Alors je remercie très vivement tout ceux et celles qui m’ont souhaités de meilleur vœux (je le les renvoie), et plus particulièrement ceux qui me les ont envoyés de manière personnel (via sms), puisque j’ai également eu la désagréable surprise de recevoir des messages groupés que je trouve très impersonnel, dénué de toute sincérité. Et comme traditionnellement dans ces moments euphoriques d’aucuns se retrouve miraculeusement doté de bons sentiments, et bien évidemment la liste des voeux que je reçusse, fut longue (santé, richesse, amour, prospérité…etc), le plus surprenant, ce fut le contenu stylistique de certains messages qui rivalisaient en originalité et en prose, est-ce l’effet de quelques liquides à fort densité alcoolique ou bien des talents égoïstement cachés pour certains ? Quelqu’il en soit, ces messages inspirés les unes des autres m’ont permis de digérer avec amusement mon dîner en famille de la saint sylvestre.

L’année 2008 fut une année quelque peu décisive. Cela fait bientôt un an que je suis rentré à Madagascar pour retrouver sans vraiment me préparer et être préparer à un quotidien que j’avais abandonné il y a plus de huit ans. Du jour au lendemain, j’ai dû me re-adapter dans un cadre, un contexte, une mentalité, un schémas de pensée, un environnement, à des gens (ma famille et les anciens amies inclus) différents de ce que j’ai vécu ces dernières années, et de surcroît que j’ai pratiquement déconnecté de ma vie (à mon insu finalement). Tout ceci ne s’est pas fait de manière simple et évidente mais j’ai appris à ne brusquer ni les gens ni les évènements et au final je ne m’en sors pas trop mal, bien évidemment je suis allé de surprise en surprise et de surprise en déception, ce qui est dans l’ordre naturel des choses, il est tout à fait normal de ne pas retrouver le même objet à sa place et dans un même état après huit années puisque vous n’avez pas pris soin de l’entretenir, et ceux que j’ai vécu ressemble à cette image, alors que faire ? Des proches et mêmes des amis sois disant connaisseurs en psychologie soucieux de mon état psychique m’avaient prédit qu’après l’euphorie des retrouvailles, j’allais connaitre un long moment de déprime pour lequel j’aurais besoin du soutient indéfectible de ma famille sinon je me relèverai pas avant plusieurs années de ce choc émotionnel (ce jour là j’avais même plus envie de rentrer définitivement chez moi), que nenni, j’ai bien attendu ce moment de déprime mais rien, peut-être avais je une force mentale supérieure à la moyenne ? , en tout cas la raison se trouve ailleurs : mon entreprise.

J’y ai rêvé, je l’ai fait. Etre mon propre boss, je réalise ce privilège surtout quand des proches me font savoir à quel point je suis un Lucky boy. Mais de Lucky à Golden il y a encore du chemin à faire. Jusque là c’est vrai ça donne envie, c’est tout le fantasme du patron. Mais si j’en suis arrivé là c’est aussi parce que j’avais réunis des contraintes qui m’y ont quelque part obligé, d’autre part j’avais aussi réussi à réunir quelques conditions fondamentales : l’audace, créativité, risque. Je suis devenu entrepreneur par un concours de circonstance, c’était un peu comme un enfant que j’ai a eu mais que je n’ai pas désiré à cet instant-là, mais à un moment il faut assumer et apprendre à l’aimer, à le choyer et à le rendre encore plus désirable. J’avais bien évidemment projeté d’être à la tête d’une entreprise mais dans trois, cinq ans, finalement Dieu en a décidé autrement, et l’année 2008, moi-même et mon associé de frère sommes focalisé sur la manière de faire grandir ce bébé avec raison et amour.

Si 2008 fut une année décisive, j’ai pris aussi le temps du recul, de la réflexion, de réorganiser le périmètre de mes amitiés, de trier mes idées, de prendre des petites décisions qui amèneront inéluctablement de grandes conséquences sur ma vie et mes projets. J’ai toujours préféré les petites décisions qui bouleversaient des situations aux grandes déclarations qui ne brassaient que du vent, bref de me consacrer sur l’essentiel. Et maintenant clair et limpide dans mes pensées j’aborde 2009 plus sereinement. Alors des résolutions pour 2009, nada. D’habitudes nous prenons des résolutions parce que nous savons que nous sommes bien incapable de nous y tenir, et ne pas en prendre c’est nous exposer à nos petites lâchetés, comme le disait l’autre très justement: "les résolutions sont des promesses pour plus tard", et plus tard c’est jamais, Je vais vous surprendre mais moi je ne vivrais pas une année d’incertitude, c’est un choix et ni la banque mondiale, ni le FMI, ni encore le gouvernement de ce pays, ni qui que ce soit m’imposera le contraire. J’ai peut-être encore une fois le privilège de savoir ce que je veux, de ne plus sombrer dans de basses questions existentielles, de pouvoir dessiner et redessiner un horizon immense devant moi, d’être même un brin prétentieux et arrogant, mais ce que je crois c’est juste que le moment est venu de faire les choses, d’oser faire les choses, de ne plus tergiverser, d’avancer, et avec un brin de folie de changer le monde.
J’ai décidé de ne plus vivre en pensant que demain sera meilleur ou pas. Tout se passe maintenant, fini les demains, si je peux être meilleur aujourd’hui, si je peux me donner à fond pour les gens, ma famille, mes amis, mes clients aujourd’hui pourquoi vais-je attendre demain ?

Je souhaite donc à tous mes meilleurs vœux loin de l’incertitude, mais de vivre une vie simple, pleine de joie, résolu à profiter du temps présent, et que Dieu vous bénisse pleinement de ses richesses abondantes, puisque le secret d’une vie sereine se trouve tout simplement entre les mains du très haut mes chers amis.







vendredi 12 décembre 2008

Back to blog, Année 1

Me voici I am back. Mon blog en avait besoin. Je l’ai un peu laissé à l’abandon quelque mois, oui je reconnais que parfois j’ai des manières inélégantes, j’ai l’habitude de disparaître et de réapparaître sans raison et là sur le coup c’est mon blog qui encaisse les frais de ma disparition et de ma réapparition - mais comme disais le philosophe contemporain « Merci Solaar » : « j’ai dû disparaître pour réapparaitre » - et cela, je vous assure, ne s’explique que par une simple lassitude passagère et une oisiveté inhabituelle, non rien que ça !!, En tout les cas pour mon bilan critique de fin d’année je note : comportement à faire évoluer ou à « reformer » (terme très tendance en ces temps de crise) pour l’année 2009, et à mettre dans ma longue liste de résolution et dont je m’astreindrai de respecter les trois premiers mois de l’année (du moins).

L’avantage avec un blog c’est que ça ne fait pas de reproche, ça ne demande pas de compte et ça ne gueule pas quand tu as le malheur de le négliger par moment, ce que j’apprécie particulièrement c’est qu’il respecte mon indépendance, ma liberté, l’inélégance de mon acte. Quand je lui fous la paix un moment, il me laisse tranquille. Le seul hic, mon irrégularité ne fidélise pas les lecteurs, déjà que j’en ai très peu, enfin je ne sais pas vraiment, je n’ai pas mis en place un système de tracking pour quantifier cela, donc je suis un peu dans le flou en ce qui concerne le nombre exact de mes cyberlecteurs. Quelque part j’aime me faire des films et croire que des millions d’internautes lisent mes posts, c’est tout mon côté égocentrique, et surtout je m’auto-persuade que j’ai une certaine influence sur certains d’entre eux. Mon gros fantasme c’est d’être un « web-influent », yeah !!. L’illusion entretient l’espoir.

J’ai repris mon blog parceque je devais fêter (à ma manière) une année incomplète, en dent de scie, de blogging et de plus comme je lis souvent le blog de mon ami J.M, que j’apprécie particulièrement pour son ton, sa régularité, sa fraîcheur (Ju, dernière fleur avant plusieurs années), mais surtout pour ses fautes d’orthographes ;-) (eh oui Ju, j’apprends beaucoup de choses de ton blog, surtout tout ce qui touche au ouaieb, je passerais d’ailleurs pour un geek ici chez moi juste parceque j’aurais parlé l’air très sérieux, de seesmiq et twitter dans une conversation entre gens de bonne société!! ), cela m'a donné un petit coup de pied au cul.

D’autres part quand j’ai commencé à écrire mon premier post, je voulais impressionner, imposer un style, trouver la formule qui décoiffe, l’aphorisme qui tue, bref me faire le disciple de O.Wilde et puis finalement à la longue je me suis rendu compte que rien ne valait la légèreté, je trouve plus de plaisir dans des phrases simples. Justement ce premier post, je l’ai imaginé dans des conditions très inspirés et inspirants, mélancolique ; transi de froid, solitaire, découragé, presque déprimé, dans un jardin publique du sixième arrondissement parisien qui me manque d’ailleurs, malheureusement là ou je vis aujourd’hui, les jardins publics ou les parcs ne sont pas légions et n’ont pas d’histoires, et ne sont pas faites pour des hommes aussi maniérés que moi, formaté dans un certain esthétisme, ç’est un privilège réservé à la plèbe. N’y voyais aucun mépris, It’s just a f…..g reality right here. Inspirés donc, plus tard j’ai écris le texte que vous pourrez lire ou relire dans ce blog.

Maintenant je ne sais pas quand est ce que j’écrirai un nouveau post. Je veux donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle à mon activité de blogging et partager des choses plus enrichissantes à ceux qui me lisent. J’ai envie de me concentrer d’une part sur ma passion pour la littérature, et donc peut-être de vous partager au passage les textes expérimentales que j’écris, et d’autres part je trouverai intéressant de livrer certaines de mes impressions, de mes découvertes et les expériences captivantes dans ma récente vie d’entrepreneur dilettante, oisif et ambitieux. En attendant je vous souhaite déjà Joyeuses fêtes !!!